00 33 6 60 52 05 43 contact@opouko.fr

Le Kita, cousin du célèbre textile ghanéen le Kenté, est un pagne tissé ivoirien réalisé par les tisserands de l’ethnie baoulé. Riche de ses motifs, de ses couleurs et de son histoire, il est l’un des textiles les plus précieux du patrimoine africain. Fabriqué à l’aide d’un métier à tisser traditionnel, il est le résultat d’un savoir faire ancestral. Revenons ensemble sur son processus de création.

1 – La récolte du coton

 

Il n’y a pas de Kita sans matière première : le coton. Le coton est une fibre végétale entourant les graines de cotonniers, récolté entre 5 et 6 mois après la plantation des premières semences. Autrefois récolté exclusivement à la main, la récolte est aujourd’hui généralement mécanisée.

 

 

2 – Le filage

Après la récolte, le coton est filé à l’aide d’un fuseau et d’un rouet. Dans certains pays d’Afrique de l’ouest le tissage est une activité masculine, le filage quant à lui est exclusivement réservé aux femmes.

 

 

 

3 – La teinture

Le fil est teinté à l’aide de pigments biologiques. Il est entièrement plongé dans les pigments avant d’être soigneusement séché. Contrairement au pagne baoulé pour lequel des nouages sont réalisés avant la teinture afin que des motifs apparaissent, les motifs du Kita apparaissent au fur et à mesure du tissage. Le fil est ainsi uniformément teint.

 

 

 

4 – Le tissage

Les fils de trame sont installés verticalement sur un métier à tisser manuel et les fils de chaine sur une manette mobile. Le tissage est le résultat de l’entrecroisement des fils de trame et de chaîne. Les bandes font 13 cm de largeur et environ 2m60 de longueur.

 

 

5 – L’assemblage

Les bandes tissées sont méticuleusement assemblées une à une par un couturier à l’aide d’une machine à coudre. Un Kita d’une grande largeur mesure environ 1m60 x 2m60, le résultat de l’assemblage de 13 bandes tissés.